NINICROCH - La vie en pelote

Notre histoire

Coucou !

Moi c’est Cindy, alias Nini, et si tu lis cet article, c’est que tu t’intéresses à moi, à mon histoire, où à l’origine de ce projet et je t’en remercie.

Alors voilà mon histoire !

Il y a des périodes dans une vie où l’on ressent le besoin de tout changer, car quelque chose ne va pas, on ne sait pas quoi, mais il y a cette boule dans le ventre qui te pousse à agir, et ça a été mon cas…

Je suis comptable de formation, et j’ai travaillé pour un cabinet d’expertise comptable familial situé dans un petit village d’Alsace pendant plus de cinq ans. Malgré tout, cette situation ne me correspondait plus, je ne vous parle pas de la charge de travail, du stress des échéances et de cette fameuse période fiscale qui finalement n’avait ni début, ni fin mais durait bien toute l’année, mais ça c’est (presque) partout pareil.

On ajoute à cette situation, la découverte de problèmes de santé, une réelle peur et angoisse de cet inconnu m’a submergée.

Ce qui devait arriver, arriva.

Une hospitalisation, pour laquelle je n’ai pas laissé mon corps récupérer,  mon sentiment de culpabilité vis-à-vis de mes collègues en période fiscale était tel que deux petits jours seulement et j’étais à nouveau au bureau, non sans peine, mais les oreilles internes toujours censurées…

A peine un mois plus tard, me revoilà dans cette chère salle d’opération, cette fois ça ne s’est pas passé comme prévu. J’ai tout de même eu de la chance dans mon malheur, ce qui s’est produit est arrivé sous l’œil aguerri du docteur et non durant un moment banal de mon quotidien ce qui aurait pu être fatal.

Une hémorragie sous anesthésie locale, je vous assure que cette expérience est glaçante, la poitrine qui s’emballe, les oreilles qui bourdonnent, le souffle coupé, impossible de m’exprimer ou crier, jusqu’à ce qu’en quelques secondes je trouve les ressources pour prévenir que quelque chose n’allait pas et ensuite bye bye, je ferme les yeux et en un instant, j’ai eu peur pour ma vie.

Pendant ma convalescence, j’ai eu besoin de soigner mon mental, selon vous, il y a-t-il une meilleure thérapie que de créer, laisser parler sa créativité sans barrières ? C’est là que la passion pour le crochet m’a envahie. Et depuis je ne m’en lasse pas. Une passion qui apaise mon corps, mon esprit et mon âme.

J’ai eu besoin que mon corps craque pour décider de changer les choses, et d’arrêter de remettre à plus tard l’inévitable par « simple » affection. Il s’agit là d’Enfin penser à moi, ce qui devrait être naturel, mais bon c’est pas instinctif pour chacun de se mettre au centre de sa vie.

C’est peut-être dingue à dire, c’est la meilleure chose qui ait pu m’arriver, car à partir de ce moment-là, tous les autres soucis deviennent futiles, plus rien importe plus que d’être en vie et en santé.

Suite à celà en trois mois, tout à changer : employeur, environnement de travail, rythme. Quel bonheur, et quel équilibre retrouvé, qui laisse place à l’opportunité de développer ma passion, c’est la naissance de Ninicroch.

Alors pourquoi NINI ?

C’est simplement le surnom que me donnent mes parents et ma meilleure amie. Petite, il m’était impossible de prononcer mon prénom:

– « Comment tu t’appelles? »

– « Nini »

– « Non, Cindy »

–  « Nini »

, depuis ça ne m’a jamais quitté.

Mais Ninicroch c’est aussi :

Tao, une autre partie de moi, représentée par ma fabuleuse maman que j’aime tant. Je lui ai proposé de s’associer avec moi, et la voilà embarquée dans l’aventure. Je vous laisse la découvrir…

Tao, ma fabuleuse maman

Si tu es arrivé(e) jusque-là et que tu lis cet article, c’est que tu aimes toutes les choses pensées, réfléchies, créées, fabriquées par les mains humaines! C’est que tu aimes les fils et les aiguilles ! Et du coup, tu es curieuse d’en savoir plus sur “Ninicroch”.

Je suis Tatiana alias “TAO”, la maman de Nini. Au plus loin que je me souvienne, les fils et les aiguilles ont toujours fait partie de ma vie! Toutes les femmes qui ont gravité autour de moi depuis ma tendre enfance maniaient les fils et les aiguilles, tricots, crochets, tapissages plats et à noeuds, filage, couture!

Ma mère tricotait beaucoup, (elle faisait pleins de choses de ses mains) elle achetait des écheveaux de laines en grandes quantités et nous nous amusions mon frère et moi à les peloter; en plaçant les écheveaux autour du dossier d’une chaise, nous nous activions au pelotage; c’était très amusant.

La première fois que mon frère et moi avions fait quelque chose en laine, c’était une longue cordelette, réalisée à partir d’une bobine en bois (à l’époque les bobines de fils à coudre étaient en bois) surmontée de 4 petits clous que maman nous avez fabriqué.

J’étais une petite fille curieuse, espiègle, pugnace, vive et dotée d’une soif d’apprendre! C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui en mode adulte.

Je regardais de très près les ouvrages réalisés par ma mère et lui demandais de m’apprendre, elle m’a mis en mains de la laine et diverses aiguilles, je m’amusais à faire, à défaire et à refaire. Je me rends compte aujourd’hui que ma grande patience vient de là!                  

Plus tard, j’aimais feuilleter les mensuels “Mode&Travaux” de maman et je m’amusais à tricoter des vêtements pour ma poupée.
Holala ! Ce sont de jolis souvenirs de plus de 53 ans …

Je me suis abonnée à mon tour, j’ai appris à cuisiner, à crocheter, à tricoter, à broder, à coudre et tant d’autres choses grâce à ce mensuel et à la transmission des savoirs de ma maman ! Ce mensuel m’a suivi très longtemps dans ma vie de jeune femme.

Quand je suis devenue maman, je n’ai pas acheté grand-chose en magasin pour mes enfants. Je leur ai  tricoté, crocheté et cousu leur garde robe respective moi-même.

D’ailleurs, ma Nini peut en témoigner.

Puis, j’ai réalisé pour les autres. J’offrais des cadeaux fabriqués par mes mains….

J’ai dû un jour m’arrêter pendant un bon moment, par manque de temps, ma vie professionnelle et personnelle ne laissant plus de place pour les travaux manuels, et j’ai changé de métier.

Lorsque je travaillais de nuit, pendant que les résidents dormaient profondément et pour éviter que je m’assoupisse, je me suis surprise à retricoter. Quel bonheur ! Rapidement, j’ai partagé avec d’autres tricoteuses, crocheteuses, couturières…

Je me suis remise à offrir des cadeaux de naissance (surtout en 2019 – Il y a eu un grand boum de naissance chez mes collègues soignantes), des cadeaux d’anniversaires, de noël etc…

Je dois avouer que toucher des laines, entendre crisser des aiguilles, flâner dans des magasins de laines et mercerie, voir évoluer les multiples réalisations procurent un sentiment de bien-être, de bonheur très agréable et de voir la joie dans les yeux de ceux qui reçoivent vos ouvrages…

Du coup, je me suis perfectionnée, découvert d’autres façons, méthodes… Ce qui m’a amené à rechercher des sites de formations aux tricots. J’ai trouvé beaucoup de Français et autres (Anglais, Espagnol, Canadiens…)  très intéressants. Ma préférence va aux “Triconautes” de Jaenelle. Ses formations sont très complètes, intéressantes, captivantes et innovantes qui vous permettent d’apprendre, de vous développer et de vous perfectionner dans la positivité et la bienveillance. C’est une amoureuse du tricot.

La laine et les aiguilles est une délicieuse addiction. Elle me permet de me calmer, de me recentrer, de me câliner. Elle assouvit ma créativité et m’apaise!

Puis, ma Nini a eu quelques galères dans sa vie, elle est revenue vivre à la maison. J’étais triste pour ma fille et en même temps j’étais heureuse de la retrouver, de retrouver nos moments de complicités au quotidien.

Elle avait besoin de créativité et de bienveillance. Elle me demanda de lui apprendre à tricoter (un snood en rond rouge). Elle ne voulait pas apprendre à l’ancienne (un petit carré par point). Elle voulait apprendre en réalisant directement. J’ai été impressionnée par la rapidité de son apprentissage. Elle s’est super bien débrouillée en tant que débutante aux travaux de paires d’aiguilles. Cependant, le tricot ne la satisfaisait pas complètement! Soit…

Nous nous sommes mises à la couture, panier, carrés démaquillants, sac, organisateur etc… Nous aimions nous retrouver pour réaliser des projets, aller fouiner, flâner dans les magasins de tissus, merceries, marchés modes et tissus afin de trouver des trésors.

Sa satisfaction n’était toujours pas complète! Soit…

Puis, ma Nini a rencontré de graves problèmes de santé qui ont bouleversé sa Vie. Elle s’est vu embarquer sur un chemin médical compliqué, rempli de doutes, de questionnements, de remaniements, de multiples consultations, examens, bilans et plusieurs opérations. (Je ne vous parlerai pas de mon coeur de maman) Nini est une jeune femme très courageuse, pugnace et combattante, je suis très fière d’être sa maman.

Pendant sa convalescence, Nini m’a demandé de lui apprendre à crocheter. Je me suis exécutée, trop fière de continuer à lui transmettre ce que j’ai appris. Je lui donne un crochet et une pelote de laine et c’est parti. Ça a été une révélation pour elle !

Nini est tombée littéralement amoureuse du crochet.

C’est comme ça que notre aventure Fille-Mère à commencée et la naissance évidente de Ninicroch.

Bienvenue chez Ninicroch